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Retour à l'accueilhéron Patapon
Vers un autre poème ...

C’est l’histoire du héron,
du héron de la bergère
qui s’appelait Patapon ;
le héron, pas la bergère !
Elle, on connaît pas son nom.

Vous savez bien, la chanson,
vieille chanson populaire
du fromage et du chaton
qui est passé par-derrière
y planter son menton rond !

Eh bien dans cette chanson
ni le chat ni la bergère,
on ne connaît leur vrai nom ;
il n’est précisé, ma chère,
que le prénom du héron.

Il était un’bergère
Héron, héron, petit Patapon
Nana nana nanère…

Ceci dit, nous reprenons :
Le héron de la bergère,
donc, le petit Patapon
fut témoin de la colère
qui vit périr le chaton.

Planté là comme un santon,
il est resté sans rien faire
quand elle a pris son bâton
et assassiné, peuchère,
l’autre animal polisson.

Il n’aimait pas ce fripon,
ce petit chat de gouttière
à son goût trop fanfaron ;
il approuva la bergère
de le châtier pour de bon.

La bergère en colère
Héron, est rond, petit Patapon
Lala lala lalère…

Ainsi quand notre héron
fut convoqué pour l’affaire :
« Déclinez : qualité, nom,
demanda le commissaire ;
—Je suis héron, Patapon. »

« —Ah ! Patapon, le héron,
notre témoin oculaire !
On a trouvé un chaton
mort, caché sous de la terre,
plein de fromage au menton… »

« Tué à coups de bâton ;
on soupçonne la bergère
qui vit dans les environs ;
on nous dit que ses colères
font trembler le mur du son… »

Il pleut il pleut bergère
Eh non, eh non, c’est pas la chanson
Nana nana nanère…

« Qu’en dites-vous, mon garçon ?
—Je connais cette bergère ;
elle ? un assassin ? oh non !
Vraiment, les gens exagèrent :
on l’entend hausser le ton… »

« Il faut rentrer les moutons,
quand il pleut, c’est nécessaire
et crier, hausser le ton
sous l’orage, il faut le faire ;
vous connaissez la chanson… »

« Et moi je suis un héron !
pas un garçon, commissaire !
Quant au chat au menton rond,
il trempait dans quelque affaire…
il ne valait rien de bon. »

Ah dis-moi donc bergère
Eh non, c’est toujours pas la chanson
Lala lala lalère…

La présumée, dans un bond
s’en alla trouver son père
(ou le curé c’est selon ;
deux versions au dictionnaire :
Le papa, le cureton)…
La bergère, reprenons,
alla s’excuser au père
(avec majuscule ou non)
et vu comme ils s’embrassèrent
elle avait eu son pardon.

Mais le héron Patapon,
faux témoin de la bergère,
fut inquiet, car la chanson
fait dire à cette dernière :
Eh « nous recommencerons ! »

Malbrough s’en va-t-en guerre
Héron, héron, petit Patapon
Nana lala nalère…

Et nous recommencerons !
On a connu trop de guerres
conclues de cette façon :
traités de paix éphémères,
on signe et puis nous verrons…

Ainsi donc notre héron
comprit qu’il s’en fallut guère
qu’il s’appelât « Mironton ».
Par les chansons de naguère,
il avait compris son nom.

Si on connut à foison
des traités de paix précaires
de nos jours les Trump, Macron
garantissent nos arrières
assurant ordre et raison.

Elle ira droit en prison,
pas de bisou par-derrière ;
Mironton et Patapon,
la bergère meurtrière,
en cœur la dénonceront.

Il était un’bergère
Mironton, mironton, miron… ton
Mirontaine, galère…


RétroChrono 20\21FRIM233 − 10\11/12/24 − Antibes ChronoLogie

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